Chapitre 1 : Champ d'application
Le chapitre 1 précise que les directives ont été rédigées pour la production de médicaments stériles, mais qu’elles peuvent également être utilisées à l’appui de la production non stérile. Il ne faut pas interpréter cela à tort ; certaines sections, par exemple les principes relatifs à l’habillage, sont considérées comme des bonnes pratiques pour toute salle blanche. Ainsi, même si, dans le cadre d’une production non stérile, on utilise par exemple des salles blanches de classe A à D, ces locaux doivent respecter les principes de l’annexe 1.
Chapitre 2 : Principes
Ce chapitre présente les principes généraux qui sous-tendent l’annexe 1. L’accent est mis ici sur trois principes :
- Étant donné que le personnel constitue une source importante de contamination, les processus doivent, dans la mesure du possible, être automatisés.
- Tous les processus, équipements, services et activités de production doivent être mis en œuvre conformément aux principes de la gestion des risques liés à la qualité ( QRM).
- Une stratégie de contrôle de la contamination ( CCS) doit être élaborée, dans laquelle toutes les sources possibles de contamination sont identifiées, ainsi que les moyens de limiter ou de contrôler cette contamination.
Chapitre 3 : Système de qualité pharmaceutique (PQS)
Ce chapitre souligne l’importance des systèmes qualité. Il expose des exigences spécifiques à la production stérile, qui permettent de contrôler toutes les activités et de réduire le risque de contamination :
- Un système de gestion des risques doit être mis en place, couvrant l’ensemble du cycle de vie du produit, dans le but de minimiser la contamination.
- Le fabricant doit disposer de connaissances suffisantes sur le produit et les procédés.
- En cas de défaillance, une analyse des causes profondes doit être effectuée, à la suite de laquelle des mesures correctives et préventives (CAPA) appropriées doivent être mises en place.
- Le CCS a été élaboré sur la base de la gestion des risques.
- La direction doit être impliquée dans le suivi et la révision de la gestion des risques.
- La finition, le stockage et le transport du produit ne doivent pas entraîner de contamination.
- Les responsables de la libération des lots doivent avoir accès aux informations relatives à la production et à la qualité. Ils doivent également connaître le processus afin de pouvoir détecter les erreurs.
Chapitre 4 : Locaux
Le chapitre 4 précise les exigences relatives à la conception des salles blanches. Afin de limiter la contamination par le matériel et le personnel, plusieurs nouvelles exigences sont proposées. Cela rend notamment obligatoire l’utilisation de systèmes de barrières à accès restreint (RABS) et d’isolateurs dans les nouvelles installations. En outre, un processus unidirectionnel doit être mis en place pour le transfert des matériaux entrant et sortant des salles de classe A et B, et les vestiaires d’entrée et de sortie des salles de classe B doivent être séparés.
Une autre partie importante des modifications apportées à ce chapitre concerne la qualification des salles blanches. À cet égard, les nouvelles directives sont conformes à la norme ISO 14644. Parmi les modifications importantes, on peut citer :
- Les vidéos des essais à la fumée doivent être jointes au rapport de validation.
- La qualification des salles blanches doit être effectuée « au repos » et « en fonctionnement ».
- La requalification des salles blanches de classes A et B doit avoir lieu tous les 6 mois, celle des classes C et D tous les 12 mois.
Par ailleurs, le nettoyage et la désinfection doivent être effectués selon une procédure écrite et validée. Une désinfection régulière à l’aide d’agents bactéricides doit être effectuée.
Chapitre 5 : Équipements
Le chapitre 5 décrit comment les équipements et les procédés doivent être correctement décrits, qualifiés et documentés. L’accent est mis sur l’importance du nettoyage des équipements et sur la manière dont ceux-ci doivent être utilisés dans les salles blanches. Les pièces entrant en contact direct ou indirect avec le produit doivent être stérilisées. Les alarmes doivent également faire l'objet d'une analyse des tendances.
Chapitre 6 : Services
Le chapitre 6, consacré aux services techniques, est presque entièrement nouveau. Des lignes directrices ont été formulées pour quatre services techniques : l’eau pour injection (WFI), la vapeur pure, les gaz comprimés (air comprimé et azote) et les systèmes de chauffage et de refroidissement.
Voici quelques directives importantes de ce chapitre :
- Les systèmes WFI doivent faire l’objet d’une surveillance continue du carbone organique total (COT) et de la conductivité.
- Les gaz entrant en contact avec le produit doivent être surveillés à chaque point d'utilisation.
- Les systèmes de chauffage et de refroidissement doivent, dans la mesure du possible, être installés à l'extérieur de la salle blanche.
Chapitre 7 : Personnel
Ce chapitre expose les directives relatives au personnel, à l’habillage et à la formation.
Par rapport à l’ancienne annexe 1, l’accent est davantage mis sur la formation et la qualification des opérateurs. En cas de tendances inhabituelles observées lors de la surveillance du personnel ou en cas d’échec d’un test de remplissage des milieux, un opérateur peut se voir refuser l’accès à la salle blanche jusqu’à ce qu’il ait été requalifié.
De nouvelles spécifications s’appliquent également à l’habillage. Les opérateurs doivent par exemple porter des vêtements fournis par l’entreprise (y compris des chaussettes) avant de pénétrer dans les vestiaires. Pour les vêtements réutilisables, les procédures de « lavage » doivent être qualifiées. En outre, le nombre maximal de fois où les vêtements peuvent être portés est défini.
Chapitre 8 : Production et technologies spécifiques
Le chapitre 8 expose les directives relatives à la production stérile et aux technologies associées. Un temps de maintien maximal doit être défini pour chaque étape aseptique. Des détails supplémentaires ont également été ajoutés aux exigences relatives aux « tests d’intégrité post-stérilisation avant utilisation » (PUPSIT).
Les chapitres consacrés à la stérilisation et au procédé « blow-fill-seal » ont été considérablement étoffés, et de nouveaux chapitres ont été ajoutés sur les procédés « form-fill-seal », les lyophilisateurs et les systèmes à usage unique (SUS).
Chapitre 9 : Surveillance de l’environnement et des processus
Cette partie de l’annexe 1 décrit comment les salles blanches doivent être surveillées et comment cette surveillance doit être documentée. La surveillance environnementale comprend le comptage des particules, la surveillance microbienne, la surveillance des paramètres environnementaux et le remplissage des milieux de culture. Les directives relatives à la surveillance environnementale ont été considérablement élargies. Les changements importants sont les suivants :
- L’accent est davantage mis sur l’analyse des tendances.
- La surveillance du personnel doit être effectuée lors de chaque intervention critique et à chaque sortie de la zone de grade B.
- Les limites microbiologiques pour les salles blanches de classe A ont été clarifiées : « aucune croissance ».
- Si une croissance microbienne est détectée dans une salle blanche de classe A, une enquête doit être ouverte.
- L’utilisation de techniques d’analyse rapide pour le prélèvement d’échantillons microbiologiques est recommandée.
- Lors d’un remplissage de milieu de culture, il faut remplir au moins 5 000 à 10 000 flacons et toute prolifération doit entraîner l’échec du remplissage et le lancement d’une enquête.
Chapitre 10 : Contrôle qualité (CQ)
Le dernier chapitre traite du contrôle qualité. Ce chapitre rappelle que le personnel doit être suffisamment formé et posséder une expérience suffisante des processus, et précise les exigences relatives aux tests de stérilité d’un produit.
Les formations de la GxP Academy ont été mises à jour avec les dernières informations issues de l’annexe 1. De nombreux éléments de la nouvelle annexe 1 ont donc un impact direct sur la gestion opérationnelle d’une salle blanche. Pensez notamment au QRM, au CCS, aux classifications des salles blanches, etc. Grâce à ses différents domaines d’expertise, Advipro peut également vous accompagner dans la mise en œuvre de la nouvelle Annexe 1.N’hésitez pas à consulter le site web de notre GxP Academy ainsi que celui d’Advipro :Formations (gxp.academy) Un accompagnement solide pour les processus de production || Normec Advipro
Votre partenaire en matière de qualité, de sécurité et de conformité
Le secteur des sciences de la vie exige des connaissances spécialisées et un accompagnement fiable. Grâce à notre expertise approfondie, nous aidons les organisations à se conformer à la législation et à la réglementation, à garantir la qualité et à continuer d’innover en toute confiance.